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Les soins

IMMOVERT - Chelone obliquaUne plantation de vivaces, bien choisies et bien établies, demande vraiment peu de soins, à condition que l'entretien soit assuré régulièrement.
 
Les sarclages:
 
Une mauvaise herbe ne doit jamais monter en graines. Plus les sarclages sont fréquents, plus ils sont rapides et faciles. Les premières années, ils sont plus nombreux car les plantes, encore peu développées, n'occupent pas encore tout l'espace; il reste des vides propices à l'apparition des mauvaises herbes. Peu à peu, la couverture du sol est mieux assurée et les sarclages deviennent moins fréquents. La technique suivante permet de bien contrôler l'apparition des mauvaises herbes.
 
Le paillage ou " mulching "
 
IMMOVERT - GeumIl a pour but de recouvrir le sol libre, entre les plantes, avec un  matériau propre qui formera une sorte d'écran. Suivant les plantations et les possibilités d'approvisionnement, on utilise l'écorce décorative, l'écorce broyée, les feuilles ou même les hampes sèches et broyées des plantes que l'on a rabattues. Les espèces originaires de milieu rocheux préfèrent même une couche de gravier de 2 à 3 cm d'épaisseur.
Les avantages du paillage sont multiples et de la plus hautes importance. Il réduit le déssèchement du sol et son compactage, notamment sous l'effet de la pluie. Il restitue au sol une partie de matières organiques qui contribuent à entretenir sa fertilité. Il freine ou interdit la germination et l'installation des mauvaises herbes.
Après quelques saisons, le paillage disparaît par décomposition. On le reconstitue de temps en temps, là où il est encore nécessaire.
 
Le pincement:
 
Le pincement consiste à couper le sommet des pousses pour stopper leur allongement et les obliger à se ramifier. Mais, chez les plantes vivaces, le pincement provoque surtout le renforcement des souches. Il est souvent pratiqué chez les jeunes plantes dont les tiges sont faibles.
Cependant, le pincement se pratique aussi pour décaler les floraisons, chez les asters ( aster ) et les chrysanthèmes des jardins ( chrysanthemum ) par exemple. Les tiges pincées au cours de leur développement fleuriront un peu plus tard, le temps qu'elles reforment de nouvelles inflorescences. Grâce au pincement, on peut limiter le développement d'une plante qui a tendance  à prendre trop de place. Cette technique est beaucoup plus douce et discrète que le rabattage qui met à nu le centre des touffes.
 
Le rabattage:
 
IMMOVERT - Myosotis palustrisC'est une technique plus radicale qui consiste à couper une plante plus au moins à la base. En règle générale, le rabattage est pratiqué en automne, sur des plantes herbacées, celles dont les parties aériennes se dessèchent en fin de saison. C'est un nettoyage. Mais le rabattage est utilisé chez bien des plantes, comme les pieds d'alouettes ( delphinium ), les érigérons ( érigeron ), les centaurées ( centaurea ), pour provoquer une deuxième floraison dans de bonnes conditions. Il faut agir très tôt, sans même attendre le déssechement des dernières fleurs, pour bénéficier au plus vite d'une nouvelle végétation vigoureuse. Par des étés très secs, il ne faut pas hésiter à rabattre une plante qui souffre de la soif et reste plus ou moins flétrie.
De toute façon, à ce stade, les fleurs ne s'ouvrent pas ou très mal. Rabattue, elle se rattrapera en fin de saison, quand les conditions climatiques seront favorables.
 
Le tuteurage:  
 
Souvent inesthétique, c'est un mal parfois inévitable, en particulier après des bourrasques ou de fortes pluies qui ont alourdi les fleurs.
De nos jours, le commerce offre des supports peints, discrets, à mettre en place préventivement sur les touffes les plus fragiles. Par mesure de précaution, n'installez pas des plantes hautes ou instables aux emplacements balayés par les courants d'air. Gare aussi aux fumures excessives qui compromettent la stabilité des vivaces en les faisant pousser exagérément !
Des petites branches ramifiées, piquées contre les touffes, après leur démarrage, suffisent dans bien des cas à limiter les dégâts. C'est une bonne technique pour échapper aux attaches qui donnent souvent aux plantes des allures de fagot.
 
L'hivernage:
 
IMMOVERT - Géranium vivace Si l'on a décidé de planter quelques vivaces non rustiques, pour profiter de leur beauté, il faudra penser à les abriter. Les précautions dépendent de la région et de la rigueur de l'hiver. En outre, il faut savoir que l'humidité surtout en sol lourd, endommage plus facilement les plantes que le froid lui-même.
La première méthode qui suffit à la plupart des espèces, consiste à disposer un matelas de feuilles sèches que l'on abrite et que l'on maintient sous une feuille de plastique, sous une caisse ou sous un pot retournée. D'autres matériaux comme de fins branchages assurent aussi un bon microclimat au-dessus des touffes.
Il est important de mettre les protections en place le plus tard possible, lorsque les conditions météorologiques le justifient. Elles sont renforcées si le froid s'aggrave. Au fur et à mesure que le temps s'améliore, elles sont retirées progressivement, de façon à ce que les plantes s'endurcissent peu à peu.
La deuxième méthode, très efficace, permet de sauver les plantes les plus fragiles. Des boutures effectuées en fin d'été ou des éclats,  bien enracinés et en bonne santé, sont hivernés sous un chassis ou dans des pots mis à l'abri du gel. Beaucoup de plantes venues de régions clémentes, comme les diascias ( diascia ), sont si florifères et si belles qu'elles méritent bien ce petit effort.
 
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